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CHŒUR.
––––––Qu’y a-t-il donc ? pourquoi ce bruit
––––––Qui vient nous réveiller la nuit ?

Pendant ce chœur, on voit les gardes forestiers appelés par Lastécouères et Eléonore entrer avec précaution et garnir le fond du théâtre.


GINETTA.

C’est Marcassou

––––––Qui soudain vient de disparaître
––––––Pour s’en aller je ne sais où !
––––––––––Où peut-il être ?
––––––––Marcassou ! Marcassou !

CHŒUR.
––––––––Marcassou ! Marcassou !

GINETTA, furieuse.
–––––––Quoi ! me quitter de la sorte !
–––––––Sans un mot prendre la porte !
–––––––––––M’affliger !
–––––––––––M’outrager !
––––––––Je saurai me venger !…

S’accrochant à Lastécouères.

–––––––Ah ! ce Marcassou, ce drôle
–––––––J’éprouve un ardent désir
–––––––Comme une feuille de tôle
–––––––De le tordre et l’aplatir !
–––––––Viens donc… la main me démange !
–––––––Si je pouvais t’empoigner !
–––––––Ah ! que je voudrais, cher ange,
–––––––Te mordre et t’égratigner !

Elle égratigne Lastécouères.


LASTÉCOUÈRES, la repoussant.
–––––––Laissez-moi !… quelle gaillarde !
–––––––Au diable !… j’en deviens fou !
–––––––Que me veut cette criarde ?
–––––––Je ne suis pas Marcassou !

GINETTA, s’accrochant à Eléonore.
–––––––Viens donc ! monstre qui m’outrage
–––––––Je veux te sauter aux yeux,