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Page:Chivot et Duru, Les Braconniers.djvu/38

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comprend, lui ! (A Bibès.) Eh bien ! oui, je vous l’avouerai, ce qui m’occupe, ce n’est pas le braconnage… Ce que je cherche, ce n’est pas Rastamagnac !… Non ! ce que je cherche c’est une femme ! la femme à laquelle je pourrai donner l’étrenne de mon amour !…


BIBÈS.

Comment ! novice ?


ÉLÉONORE.

Oui… et j’aspire à ne plus l’être ! Enfin… vous me comprenez, bon bancal… Je voudrais aimer !… J’ai conjugué ce verbe sur les bancs du collége… mais comme c’est un verbe singulièrement actif, je voudrais le conjuguer… très-activement !…


BIBÈS.

Comme moi… jadis !…


ÉLÉONORE.

Jadis !… vous, vous en êtes au prétérit défini… moi, je demande à entamer l’indicatif présent !… Et, au lieu de ça, il faut que je scrute, que je furette, que je fouille, que je regarde sous les tables… (Tout en disant ces mots il regarde sous la table du hangar et aperçoit la trappe que Gabastou, dans sa précipitation, a laissée demi-entr’ouverte.) Tiens ! qu’est-ce que c’est que ça ?… une trappe sous cette table !…


BIBÈS.

Aïe !…


GABASTOU, vivement.

Comment ! une trappe… C’est l’entrée de ma cave.


BIBÈS, à part.

Maladroit !


ÉLÉONORE.

De votre cave… Ah ! ouvrez un peu… Je veux voir…


BIBÈS, à part.

Diou Biban !… et le patron qui est dedans !…