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Page:Chivot et Duru, Les Braconniers.djvu/28

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GINETTA, marchant sur lui.

C’est-à-dire que vous me soupçonnez ?


MARCASSOU.

Dame !


GINETTA.

Que vous doutez de ma vertu ?


MARCASSOU.

Mais…


GINETTA.

Que vous me croyez capable d’avoir une intrigue ? Ah ! me traiter ainsi !… Un homme que je m’apprêtais à aimer… c’est affreux !


BIBLETTO.

C’est indigne !


MARCASSOU, à Bibletto.

Je ne vous parle pas, à vous…


GINETTA, montrant la lettre.

Pour une lettre ! pour une simple lettre !… Tenez, la voilà, cette lettre.


MARCASSOU, allant pour la prendre.

Ah ! enfin !


GINETTA, la retirant vivement.,

Pas de violence, monsieur… ou je crie !


MARCASSOU.

Comment ! de la violence !


GINETTA.

Ah ! je le vois ! vous êtes de ces hommes qui frappent les femmes ! Je m’en doutais…


MARCASSOU.

Si on peut dire !… moi qui n’ai jamais giflé une mouche…