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Page:Chivot et Duru, Les Braconniers.djvu/100

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GINETTA, à part.

Gagnons du temps… (Vivement à Éléonore.) Elle est avec son frère Bibletto dans ce pavillon.


ÉLÉONORE, avec joie.

Dans ce pavillon… enfin !… j’y cours…


GINETTA, l’arrêtant.

Un instant… Laissez-leur au moins le temps de s’embrasser.


BIBÈS.

Ne troublez pas leurs épanchements de famille.


ÉLÉONORE.

Eh bien ! et moi, est-ce que vous croyez que je n’ai pas besoin de m’épancher… J’y vole…


BIBÈS.

Une minute donc ! une minute !…


GINETTA.

Vous n’êtes pas si pressé…


ÉLÉONORE.

Au contraire… ça presse… ça presse énormément.


GINETTA.

Voyons, calmez-vous…


ÉLÉONORE.

Me calmer !… Parbleu ! ça vous, est facile à dire à vous… qui venez de roucouler pendant toute la nuit avec Bibletto, votre amoureux.


GINETTA.

Moi… Mais, monsieur…


ÉLÉONORE.

Vous avez braconné, hein ?… (Ginetta fait un mouvement.) Mon Dieu, ne vous en défendez pas… il est gentil, vous le préférez à votre mari… c’est tout naturel… je comprends ça… j’ai là-dessus des idées de la plus grande largeur.