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effets royaux, qui nous en a tant appris ? Voyez l’ag… dédié, ou fait pour être dédié à M. l’abbé d’Esp…

Le Courier de Paris : proclamé, digne de l’être : dès dix heures du matin, il vaut plus qu’un sou.

Le Courier de Paris dans les provinces : il va, & pourroit aller mieux en veillant à la main-d’œuvre. L’auteur donne toute son attention à un traité sur l’ostracisme auquel il travaille.

Le Courier de Madon : je n’en dis rien, je ne parle point mal des moribonds.

Le Courier national, politique et littéraire : national, je le veux bien ; politique, idem, puisque ces deux mots sont à la merci de qui veut s’en servir ; mais littéraire… je défie qu’on me dise pourquoi. Il n’y a pas de doute que quand on le restaurera, comme il a besoin de l’être & peut l’être, puisque l’auteur est une espece de restaurateur, on supprimera ce mot littéraire, dont les débitans, c’est-à-dire les colporteurs, ne se soucient gueres, & n’entendent point.

Le Courier François : il sue pour contenter ses abonnés & les colporteurs. Il ne ment que quand il est trompé, ce qui est très-probe de sa part ; s’il surnage, il se fera, & s’il se fait, il surnagera.

Le Courier de l’Escaut & le Courier de Brabant : s’ils n’ont point de réputation littéraire, ils acquerront au moins celle de véridiques, quand ils auront établi des correspondances dans les pays dont ils parlent.