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Pelletier ! as-tu donc tant besoin de dîner ?

L’Alambic, ou le Distillateur François : feuilleton propre aux opérations ultérieures de la pharmacie.

L’Ami du peuple : connu pour violent en société, & cité pour mauvaise langue par ceux qui prétendent, avec raison, qu’entre amis on ne se dit point d’injures, & qu’on ne fait point de caquets ; les proclameurs le regrettent[1]. Depuis quelque temps il valoit toujours deux sous, même le lendemain, avantage dont ne jouit aucun papier proclamé. L’ami du peuple n’étoit pas de la meute aboyante celui qui étoit le plus à craindre, & c’étoit à l’auteur des actes des apôtres que l’huissier, qui s’introduisit chez M. Marat, auroit dû porter le billet doux dont il étoit chargé. Voyez Actes des apôtres.

Annales de France : c’est un cours d’histoire, en donnant à ce mot l’acception qu’il doit avoir chez un peuple libre.

Annales universelles et méthodiques : l’auteur ne tient point compte de la premiere épithete de son titre, elle n’y est que pour la symmétrie. Il remplit assez bien la seconde.

Annales politiques et littéraires : par l’auteur de l’an deux mille. Si tous les feuilletons avoient un pareil passeport, ils ne craindroient point la chûte des feuilles.

  1. Voyez Proclameurs.