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mort avant sa restauration ; depuis cette époque aussi vigoureux que véridique, sur-tout lorsqu’il assure en parlant de M. de Choiseul, que c’étoit un exemple de modestie. La partie politique est faite par un Suisse qui croit que l’article d’un journal se fait comme un rapport ministériel.

§. II.
Journaux nés depuis la révolution.

Les Actes des Apôtres : pamphlet antipatriotique, où l’astuce du serpent est mêlée au venin de la vipere. Les premiers numéros étoient des apôtres, non de ceux qui parloient comme Saint-Paul, mais comme Matthieu quand il étoit encore dans son premier métier. Depuis le numéro 7 jusqu’au numéro 18, ce ne sont point les apôtres qui tiennent la plume, mais leurs disciples, qui n’ayant point reçu l’esprit-saint qui a fait parler les premiers, ne bavardent que comme des caillettes. Les numéros de trente à trente-cinq sont du treizieme apôtre, qui n’aura jamais le courage d’Iscariote, dont il mérite le sort. Ce scribler que les modernes Augustins soudoient n'est pas heureus en épigraphes ; dans le tas de calembourgs qu’il nous donne pour des épigrammes, on distingue l’appel nominal, qui est digne du recueil qui se vend chez la veuve Lesclapart, où figurent si spirituellement M. l’abbé Tise, & Madame la comtesse Tation. Pelletier !