Page:Chantreau - Dictionnaire national et anecdotique - 1790.djvu/79

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

& payoit tout, que cet impôt étoit vaxatoire : nosseigneurs de parlement se joignirent aux MM. en du & en de, & le peuple trompé courut aux pierres. Nosseigneurs, dans cette circonstance, firent plusieurs arrêtés dans lesquels se manifestoit le patriotisme le plus franc, dont l’illustre d’Espréménil voulut absolument être le martyr ; la providence qui le destinoit à de plus hauts faits, n’en ordonna pas ainsi.

Comme toute change avec le temps ! l’impôt territorial est aujourd’hui le vœu public ; toute la richesse de la France, dit-on, est en terres, pourquoi ne pas imposé les terres, ces terres vierges sur-tout, qui n’ont encore rien payé.

Oui, sans doute, & le comité de constitution n’oubliera pas ces nombreux arpens enclos qu’on appelle parcs, & qui affament Paris ; elles seront imposées au double ces terres fainéantes, qui ne produisent depuis un siecle que des tulipes & des maronniers. Eh Parisiens si tout cela étoit en champs vous mangeriez le pain à huit sols !

IMPRIMEURS : dans l’ancien régime, il y en avoient trente-six qui travailloient comme cent, malgré les visites assidues que leur rendoit M. Henri : dans le nouveau régime où il n’y a pas encore de visites, où tout le monde a des presses, ces trente-six travaillent encore comme mille, & n’impriment point de libelles, ainsi que nous l’a assuré M. le Clere.

On nous dit cependant, que la littéra-