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forment la partie apostolique du clergé, & ne sont pas mieux rentés que ne l’étoient les saint apôtres ; ils cultivent la vigne du seigneur de concert avec les prélats, c’est-à-dire, que ces derniers regardent & que les autres travaillent. Mais les prélats à qui appartient la denrée, ont soin de la mettre en réserve ou à profit.

L’assemblée nationale a décrété que les curés à l’avenir cultiveroient cette vigne pour leur compte, & que les vicaire auroient part à la vendange.

D.

DÉCRET : dans l’ancien régime ce mot se trouvoit quelquefois dans cette phrase mystique ; les décrets de la providence : mais on lisoit par-tout, décret de prise de corps, décret d’ajournement personnel, décret d’assigné pour être oui, &c. C’étoit des arrêts que rendoient les cours souveraines, ou comme juges ou comme parties ; le décrété étoit rarement entendu avant le décret qui le retranchoit de la société, ou l’obligeoit à fuir ; c’étoit sur un requisitoire du ministere public que se rendoient ces arrêts[1].

  1. L’auteur a sans doute pensé que nous n’étions pas encore assez avancés dans la révolution, pour avoir besoin qu’on nous rappellât l’explication des mots cours souveraines, requisitoire & ministese public, &c. mais il les a placés dans la nomenclature de ceux qui s’oublieront, & dont on doit l’interprétation à la génération future. Note de l’éditeur.