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suprématie & des minuties mondaines auxquelles il tient encore ; un autre corps non moins fameux, ressuscitoit ses privileges. Les aventuriers obtenoient des places[1], les scélérats avoient aussi l’espoir de faire quelques coups de mains, & les parlementaires de voir renaître les beaux jours. Les pensionnaires remontoient leur cuisine, & les capitalistes (c’est-à-dire, les usuriers ou les agioteurs), leur porte-feuille.

Mais les politiques du café de Foy, même avant le 4 février, regardoient une contre-révolution comme impossible. Les politiques du Luxembourg n’étoient pas de cet avis, & ceux de la terrasse des Feuillans croyoient que ceux du Luxembourg n’avoient pas tort. D’un autre côté, il n’étoit pas un bon citoyen qui ne fît des vœux pour que les politiques du café de Foy eussent raison. Depuis le discours du roi ceux-ci ont voulu doubler les enjeux, & leurs adversaires ont en vain essayé de retirer les leurs.

CONTRIBUTION PATRIOTIQUE : c’est celle qui n’est point due de rigueur, & que la nation n’obtient que des bonnes intentions, que du zele des patriotes ; cette contribution a été fixée au quart du revenu de chaque individu. Voyez le mot Quart.

Il est encore une autre contribution patriotique, c’est celle que paie ou paiera le citoyen qui voudra devenir éligible ; elle

  1. Il ne faut pas de contre-révolution pour cela.