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mémorable du 4 août, ont obligé les représentans de l’assemblée nationale à déroger à leurs cahiers ; l’adhésion ultérieure des provinces a rendu ou rendra cette dérogation légale. Voyez Doléances.

CAISSE : autrefois c’étoit un coffre où l’on mettoit des especes, aujourd’hui c’est un carton où l’on met des billets.

Caisse d’escompte : établissement protégé par l’ancien régime et conservé provisoirement par le nouveau. Il a été de la plus grand utilité à l’état, c’est-à-dire, au trésor royal, qui alors signifioit la même chose. Il lui a prêté généreusement 70 millions, qu’on assure n’avoir pas été fournis en billets de caisse. Aujourd’hui que cet établissement n’a plus que des billets, il sert la nation (car on ne dit plus l’état) avec le même zele, & si la médaille civique ou nationale est due à quelqu’un, c’est bien aux actionnaires de cette association philantropique.

Ces arrêts de surséance qui flétrissent les particuliers qui les obtiennent, seront pour la caisse d’escompte des titres du civisme le plus glorieux qu’ils puissent insérer dans leurs archives. « C’est pour secourir l’état, c’est pour faire vivre les rentiers, nos peres, dirons nos enfans, que ces bons citoyens ont été en état de faillite. Après avoir donné leur or, il ne leur restoit plus que leur sang & leurs billets ; à l’époque de la révolution plusieurs ont été prêts à nous prodiguer ce sang comme ils prodiguent leurs billets ».

Caisse nationale : à établir en 1791