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2e. Le roi à pied, venant de terrasser un chef ennemi, et en perçant un second d’un coup de lance. Ce groupe est d’un dessin et d’une composition admirables.

3e. Le roi est assis au milieu des chefs de l’armée ; on vient lui annoncer que les ennemis attaquent son armée. On prépare le char du roi, et des serviteurs modèrent l’ardeur des chevaux, qui sont dessinés, ici comme ailleurs, en perfection. Plus loin se voit l’attaque des ennemis, montés sur des chars de guerre et combattant sans ordre une ligne de chars égyptiens méthodiquement rangés. Cette partie du tableau est pleine de mouvement et d’action : c’est comparable à la plus belle bataille peinte sur les vases grecs, que ces tableaux nous rappellent involontairement.

4e. Le triomphe du roi et sa rentrée solennelle (à Thèbes, sans doute), debout sur un char superbe, traîné par des chevaux marchant au pas et richement caparaçonnés. Devant le char sont deux rangs de prisonniers africains, les uns de race Nègre et les autres de race Barabra, formant des groupes parfaitement dessinés, pleins d’effet et de mouvement.

5e et 6e. Le roi faisant hommage de captifs de diverses nations aux dieux de Thèbes et à ceux d’Ibsamboul.