comme lui, l’étendue de leurs regards et la hauteur de leur vol sont le charme de leur solitude.
Quiconque n’a pas de caractère n’est pas un homme : c’est une chose.
On a trouvé le moi de Médée sublime, mais celui qui ne peut pas le dire dans tous les accidens de la vie, est bien peu de chose, ou plutôt n’est rien.
On ne connaît pas du tout l’homme qu’on ne connaît pas très bien ; mais peu d’hommes méritent qu’on les étudie. De là vient que l’homme d’un vrai mérite doit avoir en général peu d’empressement d’être connu. Il sait que peu de gens peuvent l’apprécier, que, dans ce petit nombre, chacun a ses liaisons, ses intérêts, son amour-propre, qui l’empêchent d’accorder au mérite l’attention qu’il faut pour le mettre à sa place. Quant aux éloges communs et usés qu’on lui accorde quand on soupçonne son existence, le mérite ne saurait en être flatté.
Quand un homme s’est élevé par son caractère,