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constante. Les objets qu’on emploie de préférence sont : des compresses, des éponges, des bandages matelassés avec des étoupes. Ces derniers sont sans contredit les plus utiles et les plus employés, car ils sont moins dispendieux et d’une application plus facile que les autres. Sans doute, comme l’a démontré Percy, l’éponge est de tous ces corps employés celui qui conserve l’eau le plus longtemps et nécessite par conséquent le moins de peine. Mais comme dans l’application de l’eau froide on n’a pas seulement pour but d’entretenir les parties humides ; mais bien de les tenir dans un état de réfrigération donné ; il s’ensuit. que la rapidité de l’évaporation, au lieu d’être un inconvénient est souvent avantageux.

Les fomentations sont de véritables bains locaux qu’on prolonge à volonté. Elles sont d’une très grande utilité dans : les irritations locales, les plaies, les hémorrhagies. les ulcères à bords calleux, les prurits, etc.

Lotions. — Ce genre d’administration est très fréquemment employé dans les affections légères soit pour nettoyer les plaies, soit pour en calmer la trop vive inflammation. Il consiste à prendre l’eau à l’aide d’une éponge ou de tout autre corps tomenteux et d’en frapper doucement la partie.

Injections. — On donne ce nom à un jet liquide que l’on introduit dans une cavité soit naturelle, soit accidentelle. On l’emploie principalement dans le rectum, dans les cas de diarrhées, de dyssenterie, de constipation, dans le vagin, dans le cas de vaginité, dans le fourreau, dans la bouche, dans les bronches. On s’en sert également dans les trajets fistuleux, clapiers. kystes. etc.