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Page:Cazenave - De l'hydrothérapie en vétérinaire.djvu/29

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le traitement de la morve et du farcin. Il reste encore à faire des études à ce sujet.

Beaucoup de vétérinaires se privent du grand avantage des bains sous le futile prétexte qu’ils n’ont pas à leur portée des bassins, des ruisseaux ou rivières et que les engins classiques en pareil cas sont toujours dispendieux à obtenir et difficiles à mettre en jeu. Mais n’ont-ils pas tous cet ouvrage de tonnellerie connu sous le nom de baille dans laquelle on peut baigner avantageusement les membres malades ? Il suffit de bien s’assurer que le fond porte immédiatement sur le sol afin qu’il ne puisse se défoncer. La première impression étant toujours désagréable au malade, il cherche à s’y soustraire et se défend. Il est donc nécessaire de le maintenir dans l’eau pendant quelque temps ; après quoi, il n’oppose plus aucune résistance.

Irrigations. — On désigne ainsi l’arrivée d’un courant d’eau sur une partie du corps qu’il baigne sans frapper.

Elles sont continues ou intermittentes. Elles sont dites continues lorsque l’emploi de l’eau continue sans interruption ; au contraire intermittentes, lorsqu’on en suspend l’usage de temps en temps.

Ces irrigations se font par un grand nombre de moyens. La grosse seringue à cheval est souvent employée ; il serait préférable d’avoir un tonneau qu’on installe à une certaine hauteur sur des pieux enfoncés dans la terre ou sur un échafaudage approprié. On adapterait à ce tonneau un conduit en caoutchouc vulcanisé.

Imbibitions et fomentations. — On entend par ces mots l’application de corps poreux que l’on tient dans une humidité