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J’ai toujours vu, en pareil cas, obtenir de bons résultats par l’emploi de l’eau courante ; elle relève le ton des muscles locomoteurs, de leurs tendons, de tous les organes enfin susceptibles de s’altérer par suite des violents efforts ou des grandes fatigues. À défaut d’eau courante, on peut employer les irrigations intermittentes ou de légères douches.

Cette médication, incomparablement plus puissante que le quinquina, les amers, les toniques en un mot, est le remède héroïque et spécifique des anémies, des débilités. Elle convient très bien aux chevaux qui suent au moindre exercice, à ceux qui sont dits vidards, etc. Elle donne, en médecine humaine, d’excellents résultats dans cette maladie assez commune chez les jeunes filles, la chlorose.


Médication résolutive.

§ V. — Cette médication est complètement opposée à la médication antiphlogistique. Tandis que celle-ci est destinée à calmer, à arrêter l’inflammation ; celle-là est destinée dans certaines maladies chroniques à la raviver, à la rajeunir. La seconde a pour base l’action directe de l’eau, tandis que la première a pour base la réaction plus ou moins considérable que produit son emploi. Cette réaction est proportionnelle à la basse température de l’eau employée, la force avec laquelle elle a frappé la partie malade et la durée de son application. D’autres circonstances peuvent aussi influer sur l’énergie de la réaction, comme la force du sujet la nature de la région médicamentée, la température de l’air ambiant, etc.