Ouvrir le menu principal

Page:Cazenave - De l'hydrothérapie en vétérinaire.djvu/22

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


justifierait assez son emploi. Partout où il y a phlogose, on est sur de trouver l’eau froide comme remède. En effet, dans le cas de fortes inflammations, telles que fourbure, phlegmons, ophthalmies aiguës, érysipèle on se sert de ce précieux topique. L’attention du praticien doit se concentrer sur ce point fondamental : maintenir la partie malade à une basse température, et cela en l’imbibant constamment avec de l’eau froide. Il doit redouter la réaction qui toujours suit l’application de cette eau. Il devra donc pour arriver à ce résultat modérer l’emploi de l’eau pour contenir la phlogose et éviter la propagation de l’inflammation. Il faut aussi, autant que possible, éviter de tomber dans un excès contraire, c’est-à-dire employer l’eau avec trop de persévérances Car, comme le dit si judicieusement Tanchou : Le froid est l’image de la mort ; et, l’on comprend facilement qu’une partie malade soumise trop longtemps aux réfrigérants finirait par perdre tout principe vital. Encore une fois, c’est au praticien qu’est dévolu le rôle de limiter l’emploi de l’eau.

Toutes les lésions réclament plus ou moins l’usage de ce liquide à titre de médicament antiphlogistique. Mais celles qui le réclament le plus impérieusement, ce sont les blessures grives des articulations entraînant à leur suite l’inflammation des synoviales articulaires ; les ophtalmies soit traumatiques, soit purulentes ; les plaies bourgeonneuses et vivement enflammées, desquelles elle diminue la suppuration, rend le pus de bonne nature et constitue en même temps le tissu de cicatrice. C’est en calmant la trop grande inflammation de ces plaies que l’on évite souvent la gangrène,