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Page:Cazenave - De l'hydrothérapie en vétérinaire.djvu/11

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Un grand nombre de siècles s’écoulent sans qu’il soit question de l’hydrothérapie. Durant cette longue période d’obscurité et d’ignorance on abandonna l’emploi des médicaments les plus simples et les plus rationnels pour se jeter tête baissée dans le règne de la polypharmacie ; méthode le plus souvent aussi absurde que coûteuse. C’est vers le 15e siècle que l’eau reparut sur la scène chirurgicale et fut remise en honneur surtout par les charlatans d’Italie. À la vérité ce ne fut qu’un immense abus. Toutes les maladies étaient traitées par ce moyen. Encore l’efficacité de l’eau était-elle due à une influence surnaturelle, divine ou cabalistique ?

En 1560, Ambroise Paré chercha à réglementer l’emploi de ce liquide et s’éleva fortement contre ces paroles et ces usages mystiques qui annoncent toujours une civilisation peu avancée.

Martel, chirurgien de. Henri IV, malgré ses nombreux contradicteurs vanta les propriétés curatives de l’eau fraîche.

Pendant de longues années, l’eau tomba de nouveau dans l’oubli.

Au xviiie siècle Sancassini et Caldoni la regardent comme le meilleur médicament contre les plaies, les blessures récentes.

Lombard en 1786 fut le premier qui chercha à expliquer les effets physiologiques de l’eau froide. Il s’exprime ainsi : « L’eau froide ralentit l’action du phlogistique, resserre le calibre des vaisseaux et modère le jeu des fluides ;