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et diffusibles propres à rappeler l’activité de la circulation. Indépendamment des soins généraux, il convient d’éloigner tout ce qui pourrait devenir cause provocatrice. Ainsi, on évitera de laisser séjourner, dans les plaies exposées au contact de l’air, du sang qui pourrait s’y corrompre. Dans un cas de contusion, on arrêtera les symptômes inflammatoires par les réfrigérants, les astringents, etc., etc.

La cautérisation locale est le moyen le plus efficace pour prévenir la gangrène, lorsqu’on craint son développement par suite de la présence d’un principe putride, virulent ou venimeux. On ajoute à ce moyen l’emploi à l’intérieur de médicaments propres à favoriser le rejet, par les différents émonctoires de l’économie, des principes délétères mêlés aux fluides vivants ; on administre, en outre, les aromatiques, les diffusibles, pour provoquer une réaction salutaire. Si autour d’une partie gangrenée se montre un engorgement mou, pâteux, peu douloureux, indice d’un défaut de réaction, on doit employer des toniques, des excitants locaux et généraux, aidés d’une bonne alimentation. Les scarifications ne sont utiles que dans le cas où l’on ouvrirait des foyers remplis de matières purulentes fétides ; dans le cas contraire, on pourrait accroître l’irritation ou provoquer des hémorrhagies.

La troisième indication à remplir par le praticien consiste à aider à la séparation des eschares gangréneuses ou a en opérer l’élimination si les seuls efforts de la nature ne peuvent suffire. Lorsque l’inflammation éliminatrice s’établit avec facilité et se soutient réguliè-