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prix. De cette façon je savais toujours le prix que j’avais payé la semaine précédente. À mon retour, je remettais ce carnet et l’argent qui me restait à Grandy, qui tenait la comptabilité. D’apres ces comptes, Grandy établissait le prix de vente du tabac, du cognac. Ce tabac venait de Belgique, sans droits, nous l’achetions 1F25 le kilo.

Le jeudi soir, Grandy me remettait l’argent de la vente pour les acquisitions du lendemain. De cette façon nous n’avions pasguère de fonds entre les mains.

Il venait à cette vente du jeudi, des personnes des communes avoisinantes, elles faisaient des achats plus ou moins importants, suivant les moyens de transport dont elles disposaient.

Le commandant me dit : « l’autre jour à Cambrai, on vous a suggéré l’idée d’émettre des Bons Communaux ; l’Auto-