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fiscation du moulin à café, car on ne trouvait pas à le remplacer. À Douai Douai on n’en trouvait plus ; les Belges nous en ont procuré.

Les changements de troupes étaient très fréquents. À chaque départ, les soldats démontent les installations qu’ils ont faites pour leurs chevaux ; ils brisent les bas-flancs. Ils nous disent de prendre ce bois, de le brûler. Cependant, ils sont remplacés par des camarades du même corps d’armée. Nous avons intérêt à ne ramasser que les déchets, car les nouveaux soldats font de nouveaux bas-flancs en démolissant dans la ferme les petites constructions qu’ils n’utilisent pas.

Un nouveau commandant s’installe à la maison. Il a un grade supérieur, car un soldat monte la garde devant la grand’porte. C’est la troisième fois que nous voyons pareille garde. Cet officier est un grand propriétaire terrien, des confins de la Russie. Nous