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Ils sont expédiés en Allemagne.

Nous sommes dénués des denrées et des objets de première necessité.

Les allemands nous proposent de la farine. Nous allons en chercher à leur magasin à Boyelles. Nous la payons quatre vingt cinq marcks les cents Kg. Le pain que nous obtenons nous donne des douleurs d’intestins. En tamisant cette farine, nous trouvons du duvet semblable à celui des marrons sauvages.

Toutes les salles qui ne servaient pas à l’habitation, c’est-à-dire les salles d’estaminet, d’épicerie, de réunion ont été occupées dès le début pour recevoir les blessés ; elles le seront jusqu’à la fin. Nous ne disposons d’aucun local pour installer une maison de commerce.

Je vais demander au commandant Boots de nous donner, n’importe où, cette salle dont nous avons tant besoin. Il me répond qu’il ne peut pas dis-