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mencer à gauche. Je pense que cet officier n’est pas bien fort ? De nouveau il s’arrête à quelques hommes de moi.

Enfin il congédie tous ces hommes sauf Dessaint et un autre. Il s’approche de moi, et, comme s’il n’y avait eu aucun incident, me dit : « Vous voulez un de ces deux hommes ? — Oh ! les deux. — Non, un seul, choisissez. » — Je comprends qu’il veut me refuser Dessaint. J’essaie de lui faire courir sa chance en jouant à pile ou face. Le commandant s’intéresse à ce jeu, se le fait expliquer.

Je lance le sou, c’est Dessaint qui gagne. — « Non, dit le commandant, Dessaint est trop jeune, c’est X qui va partir. (Cet homme est venu habiter chez Bressous) Il était la quarante et unième personne que je ramenais de Boyelles.

Les prisonniers me firent savoir qu’il était prudent de ne plus retourner demander personne.