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trême. « Nous ne sommes pas de la chair à canon, nous autres ! Vous verrez cela. »

J’eus la bonne fortune de les voir revenir huit jours plus tard. Ils me dirent : « Voyez-vous que nous nous ne sommes pas restés ! »

Il me fut facile de faire causer Henrick, le planton qui venait chaque jour à la maison depuis vingt mois. Il me dit que ces hommes faisaient partie d’un régiment d’infanterie de Marine, régiment de parade. Ce régiment servait uniquement à rendre les honneurs au cours des réceptions officielles de l’Empereur. Ces soldats avaient eu le privilège de rester à Berlin, de ne pas faire la guerre.


En allant à Hamelincourt, je vois qu’à mi-chemin entre St Leger et la ferme Carlier, là où il y a un bosquet à gauche, les allemands ont installé au travers