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mes pauvres jambes, elles ne peuvent plus me porter. » J’insiste pour qu’elle rentre. Elle répond qu’elle m’accompagnera jusqu’à la porte. Là je la remercie de nouveau, nous nous donnons une poignée de main. Les officiers nous surveillaient étroitement, nous n’aurions pas pu nous passer un bout de papier.

(Au printemps de 1919, je revins d’Arras par Boyelles ; cette cachette venait d’être déterrée.)


Voila que les allemands ramassent les chiffons, les loques, les vieux papiers, les cahiers de classe des enfants. Ils recueillent également les vieilles fé⁁rrailles ; ils enlèvent tout le cuivre, les poignées de portes, les appliques aux serrures, les chandeliers, les statuettes, les poids et les balanciers dans les vieilles horloges, etc.


Depuis quelques