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À Croisilles, les allemands ont installé un dépot de munitions dans la grange et dans les bergeries d’Eugène Sauvage, située vers le haut de la rue d’Arras.

Alors que l’on accède dans nos granges en les traversant dans le sens de la largeur, celle de Sauvage longue de quarante mètres, perpendiculaire à la rue, présente cette particularité que l’on entre par un bout et que l’on sort par l’autre extrémité. Cette disposition fait qu’il n’y a qu’un tas d’un bout à l’autre, sans discontinuité.

Les allemands ont empli ce tas d’obus, de grenades, de cartouches. Tout le long de l’aire, c’est-à-dire entre le passage et les munitions, ils ont déposé des bidons d’essence.

Un soir vers vingt et une heure,