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heure le dimanche, il ne vient jamais d’allemands, il n’y a que quelques infirmiers de service aupres des blessés. »

Nous grimpons vivement un escalier de service. En entrant dans ce vaste grenier, je vois une soixantaine de personnes. Stéphanie Bedu et ses enfants accourent aussitot : « Comment ! Vous aussi, on vous amène ici ? » Elle est avide de nouvelles, de sa mère, de sa famille, de tous, et de tout. Je vois également Laure Tallendier, la femme de Constant Meunier, la femme de Louis Bédu, la femme de Lucas (Augustine), la femme d’Alexandre Legrand de St Léger… etc. Les personnes de St Léger sont nombreuses, mais il y a également des personnes de Cambrai et des environs.

Toutes ces femmes désirent tant savoir ce qui se passe, si la guerre sera bientot fini. Elles