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Les personnes qui étaient libérées étaient aussitot remplacées par d’autres. J’allais parfois les voir pour sous différents prétextes.

Presque toutes ces personnes étaient remises en liberté, mais de temps en temps, il le docteur envoyait quelques malheureuses à Cambrai. Les deux ou trois premières revinrent apres une courte absence. Puis on ne vit plus jamais revenir personne.

Un jour ce docteur jette son dévolu sur un petit garçon de sept ans. Sa mère, Stéphanie Bédu, ne voulant pas le laisser partir seul, l’accompagne avec ses deux autres enfants.

Plusieurs mois après dans le courant du mois d’Aout, un dimanche, un sanitaire vient me dire : « Le docteur a décidé d’envoyer à Cambrai Mme Sy, qui a le cerveau dérangé. (c’était exact.) Mr le commandant vous a désigné pour nous accom-