Page:Carnet de guerre n°2 d'Alexandre Poutrain.pdf/220

Cette page a été validée par deux contributeurs.


de Vaulx, quelques fusils de dragons français, cachés là depuis le début de la guerre ; Bachelet a revendiqué la responsabilité de ce dépot, il a été expédié en Allemagne.


Au début de 1916, arrivent soixante civils d’Allemagne. D’où viennent-ils ? Il n’ont rien du type allemand : ils sont plus petits, ils ont la démarche légère. Ces hommes sont parqués dans la maison de Gogneau, rue de Boyelles.

Le matin, nous les voyons partir vers Fontaine, ils en reviennent le soir. En allant à Douai, je les vois travailler dans le petit bois, à la sortie de Fontaine.

Quelques semaines plus tard, ce bois est entouré d’une barrière impénétrable de barbelés, haute de deux mètres. De temps place en place un écriteau : défense de pénétrer sous peine de mort.

Bientot nous apprenons que les