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nous-mêmes.

Sept ou huit chiens seulement survécurent à cette hécatombe de plusieurs centaines.


Le lieutenant Nimann décida de couper les petits bosquets situés sur le terroir. Les allemands et les français chargés de ce travail rivalisent au ralenti. Au cours de l’automne et de l’hiver, ils n’ont rasé qu’un hectare de taillis. Ils en font des rames à pois.

Un autre bosquet d’un hectare et demi est garni de taillis et de frènes. L’autorité militaire fait couper les arbres à grosseur de rondins pour renforcer les mauvais chemins.


Un jour d’hiver, Mme Constance Vve Paul-Chocque est seule dans sa maison, rue de St  Léger. Elle se chauffe à son poêle, assise, les deux pieds posés sur le carré qui encadre le cendrier.