Page:Carnet de guerre n°2 d'Alexandre Poutrain.pdf/199

Cette page a été validée par deux contributeurs.


tares. Ensuite les Allemands ont labouré le Badoulet c’est-à-dire le triangle, à la sortie du village entre le chemin de Fontaine et le rio. Puis ils ont labouré à gauche du chemin de Fontaine ; ils traçaient des sillons depuis le village, jusqu’au bout du terroir, jusqu’au chemin Sans-ville. Les allemands continuèrent à labourer de cette manière, tantot d’un chemin à un autre, ou du village à l’extrémité du villa terroir. Les sillons avaient parfois quinze cents mètres de long.

Les hommes qui avaient déplanté les bornes, avaient saboté le travail : il restait beaucoup de bornes constituées d’un bloc de grès. Les français reconnaissaient aux éteules les limites de nos champs ; lorsque leur charrue se trouvait dans la ligne de la borne, ils poussaient les chevaux pour détraquer leur brabant contre le grès.