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Voyez comme elles sont pâles, elles allaient mourir étouffées. »

Il me fait mettre les poules dans un clapier à claire voie dans la cour en disant : « demain l’officier les prendra, s’il en veut. »

J’entre chez Mme Dubus, je lui conte le fait, j’ajoute : « Pouvez-vous disposer d’un œuf. » Sur un signe affirmatif, j’ajoute : « Quand vous jugerez le moment propice, déposez cet œuf dans le clapier. Demain quand l’officier verra qu’une poule a pondu, il les emportera bien content. »

Mme Dubus me dit aussitot : « J’ai là un œuf pourri, si je le mettais ? » « Si l’officier le gobe ? » Elle l’a réservé pour les tranchées. Je n’ai jamais entendu parler de ces poules.


Un matin, une femme vient m’informer que les jeunes filles et les garçons sont