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tenir là, l’officier réitère deux ou trois tentatives et nous congédie. Ainsi prit fin cette comédie semblable aux précédentes.

Dans la rue, Mr Loth nous traduit les paroles adressées aux commandants : « Vous êtes les commandants de Communes où les maires font la forte tête, refusent obstinément d’émettre des Bons Communaux.

Mr le général en chef exige que vous brisiez cette mauvaise volonté de leur part. Vous êtes les maîtres absolus dans la Commune que vous administrez, et vous exercez votre autorité sans aucun contrôle.

Si vous n’obtenez pas satisfaction, c’est que vous ne savez pas employer les moyens requis. »

Ce discours nous était destiné. On laissa à Mr Loth le temps de vous le traduire. Nos soldats se tenaient à distance.

Quand les commandants sor-