Page:Carnet de guerre n°2 d'Alexandre Poutrain.pdf/193

Cette page a été validée par deux contributeurs.


début de l’invasion par des maires intelligents et charitables qui ont compris les obligations sociales qui leur incombent. Vous savez que dans tous les pays civilisés, les Communes sont sous la tutelle de leur gouvernement. Étant donné votre situation actuelle, l’autorité allemande remplace auprès de vous l’Autorité française. Je vous assure qu’elle ne faillira pas à ses devoirs.

Mais je ne veux pas faire de menaces, je suis convaincu que vous allez accomplir de bonne grâce cet acte de solidarité. »

Et s’adressant brusquement au maire en face de lui, le désignant du doigt, l’officier dit : « Avancez » — Pyerker, maire de Wancourt avance. — « Venez signer. » — Pyerker s’arrête net : « Pardon Mr je ne signe pas. »

L’intendant est déconcerté, s’adressant à un maire âgé, un ouvrier « Vous, venez signer. » — Il ne reçoit qu’une dénégation de la tête. Au lieu de s’en