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me réquisitionner trois voitures de charbon. Je pouvais lui répondre qu’il n’a pas le droit de réquisitionner ce charbon. J’ai préféré l’encombrer encore une fois, de ce poussier de St Léger qui le fait rager.

Les six chevaux du ravitaillement nous fournissent un tombereau. Trois voitures partent de bonheur à bonne heure à St Léger charger du charbon. À la gare, nous attendons leur retour pour sortir les trois autres voitures. Dès que ces premières voitures reviennent, elles partent en avant, nous les vidons dans la cour de l’usine électrique. L’officier n’est pas là. Il ne m’a jamais parlé de ce charbon, et n’en a plus demandé. Ce charbon nous arrivait des mines d’Anzin.

Un jour le soldat chargé de nous prévenir de l’arrivée d’un wagon, ne fit pas sa commission. La Commune fut à l’amende de vingt marcks pour retard d’enlèvement. Il nous fallait