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de Communes fu⁁rent évacuées.

À un moment donné, les officiers veulent liquider à leur profit le mobilier du chateau.

Pour se garantir contre tous soupçons et tous reproches de la part de leurs camarades, ces officiers vident le chateau au cours d’un bombardement. Ce fait me fut confirmé à Douchy et à Ayette.

Deux mois plus tard, un officier vient loger à la maison, dans la chambre sur le jardin. Il arrive avec deux grandes et lourdes malles. Elles sont munies d’une plaque en cuivre où nous lisons : de Diesbach. Quelques jours après, j’apprends par l’ordonnance, que l’officier est parti aux tranchées pour huit jours.

Le soir très tard, grâce à la lumière electrique, nous vidons ces malles avec précaution, nous remettons les objets dans le même ordre