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picerie (et la nuit porte conseil) nous avons ouvert les portes.

Les jeunes filles dénoncées sont allées ramasser des betteraves.


Dernièrement les Prussiens avaient fait le recensement des poules. Ils taxent les propriétaires de volailles d’un certain pourcentage d’œufs à fournir chaque semaine.

Le garde et Béthencourt recueillent ces œufs à domicile.

Nous ne tardons pas à savoir qu’ils sont envoyés aux tranchées. Dès lors les habitants, au lieu de jeter les œufs pourris, provenant des poules qui ont couvé, les liquident dans ces livraisons.


Vers le mois de juin, les cultivateurs ont épuisé les provisions de betteraves qui subvenaient à la nourriture des vaches. Ceux qui n’ont pas de pâture ne peuvent plus nourrir leurs bêtes : ils n’ont pas le