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nons dans un grenier où les soldats ne vont jamais, une provision de bottes d’avoine, en vue des voyages à Douai. Nous mettons aussitot les chevaux en pature avec les vaches, il y a suffisamment d’herbe pour cette douzaine de bêtes.


Une apres-midi, j’arrive de bonne heure au bureau, le feldwebell est seule. Il commence à parler français. Il me fait voir une lettre de dénonciation. L’auteur anonyme ( ! ) signale nommément que certaines jeunes filles de cultivateurs et d’autres familles ne travaillent pas. Le commandant exige que toutes viennent travailler.

Mes deux filles Rose et Juliette sont portées sur cette liste. Je reviens furieux. On commençait la distribution du ravitaillement, je l’interromps aussitot.