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font une perquisition générale dans toutes les maisons. Chez nous quatre allemands perquisitionnent en groupe. Joséphine les accompagne, comme à l’habitude, lorsqu’ils arrivent dans le petit couloir qui mène à sa chambre, elle se campe résolument devant la porte, et dit avec autorité, d’un ton calme : « Ici, c’est la chambre de mes sœurs, vous n’entrerez pas. » Ils ne sont pas entrés.

Au cours d’une autre perquisition, car ces fouilles à domicile ont duré jusqu’à la fin, Joséphine a encore sauvé du blé.

Dans la courette, entre la vieille maison, l’écurie et le jardin, se trouvaient trois petites étables, qui servaient à élever les poulets. Un simple verrou plat fermait les portes, qui étaient à claire-voie à partir du milieu. Nous avions mis au fond d’une étable, une dizaine de sacs de blé. Il⁁s étai⁁ent dis-