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lemands qui viennent soigner les chevaux, sont intrigués par cette poule qui couve sous l’escalier. Nous décidons d’enlever le vin le soir même.

Depuis le début du ravitaillement aucun soldat n’a pénétré dans notre grande salle ; c’est là que nous cacherons ce vin. Mais nous sommes au lundi, il nous faut attendre que la distribution de l’épicerie soit faite mercredi, pour caser ce vin. Depuis deux mois, les allemands n’ont plus fait de perquisitions dans nos maisons. Que pourraient-il encore nous prendre ? Nous transportons ce vin dans la chambre de Joséphine. Cette chambre se trouve au delà de celle de ses sœurs, au dessus de la buanderie.

Pendant que nous sommes à Quéant, Michel et moi (car Michel a toujours pu m’accompagner au ravitaillement) les allemands