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aller à Douai, le commandant refuse le laissez-passer pour Michel. Il me dit : « Vous avez un domestique à votre service, prenez-le. »

Je demande que ma fille ainée, Joséphine, m’accompagne pour m’aider à faire les acquisitions. Je reçois un laissez-passer collectif pour nous trois. À partir de ce moment, nous sommes toujours allés tous les trois chercher ces marchandises.

Joséphine se mit vite au courant de ses nouvelles fonctions. Nous avions chacun notre spécialité de marchandises à acheter. Le vendredi apres midi, nous faisions, chacun de notre côté nos achats.

Victor disposait d’une voiture à bras. Il rassemblait sur les chariots les marchandises.

À ce moment là, quand un homme avait besoin d’un paletot, il venait à la maison, nous é-