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l’envoie aux tranchées, en lui disant qu’il n’est qu’un imbécile de ne pas savoir faire obéir des filles.

Dans ces conditions, lorsqu’il fait beau, le travail est un amusement pour les jeunes filles ; lorsqu’il pleut pleut un peu, elles restent blo⁁tties sous les buissons des talus, et chantent.

Les allemands paient les jeunes filles cinquante centimes par jour et les hommes un franc.


Mr Loth m’apprend que les allemands ont réussi à constituer à Bertincourt un syndicat pour l’émission de Bons Communaux, que Mr Bachelet de Vraucourt et Mr Stenne maire de Bapaume ont donné leur adhésion à ce mouvement. De ce fait les Communes de toute une région ont adhéré. Ce syndicat est dénommé : Groupement de cinquante deux[1] Communes à Bertincourt, pour émission de bons

  1. Ce doit être : 72 Communes.