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trouve plus un seul allemand.

Michel, Victor et moi tuons les deux truies que nous possédons encore. ⁁Joseph Desforge est venu aussi aider à faire ce travail. Nous les transportons au fond du jardin. Je vais chercher de l’aide pour les dépecer. Les enfants et quelques femmes portent des portions chez les vieillards, chez les personnes les plus malheureuses. Naturellement les amis ne sont pas oubliés. Ce travail était presque terminé quand les nouveaux soldats sont arrivés vers onze heures.

Au début de l’après midi, il arrive un soldat qui me conduit chez Morel. Les bureaux de la commandature sont restés dans le même local, ils y resteront jusqu’à notre évacuation.

Je me trouve en présence de quatre hommes : un officier qui se tient debout pres de la table : un feldwebel et deux soldats sont assis au bureau.