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par un feldwebel et deux soldats.

Nous avons fait peser les bêtes, et nous avons exigé que chaque habitant ait sa quote-part. Les allemands distribuaient gratuitement aux personnes qui ne pouvaient pas payer. Quand ils eurent récupéré cent cinq marcks, nous exigeâmes leur départ.

Nous avons continué à distribuer les bêtes dans les mêmes conditions. Milon est resté à la boucherie jusqu’à la fin.

Vers le 25 Avril 1915, le commandant dit à Mme Jules Sauvage : « Jusqu’à présent vous n’avez eu à faire qu’à des allemands. Désormais vous allez connaître le prussien élevé dans la haine du français. »

Le lendemain à huit heures tous les soldats sont partis. Il ne reste que les sanitaires et les gardes de lazaretts.

Dans notre ferme, il ne se