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UN DÉFENSEUR VOLONTAIRE



Nous avons dit plus haut que madame DeBoismorel avait pris part aux réjouissances profanes du 5 novembre et qu’elle attendait le lieutenant DeBeauregard qui devait l’accompagner au dîner et au bal que donnait le gouverneur ce soir-là.

La jolie veuve était, à n’en pas douter, l’idole de la société aristocratique de Québec.

Au premier rang de ses admirateurs, figurait le lieutenant DeBeauregard, qui faisait partie de l’état-major du gouverneur. Cet officier était un jeune homme de haute taille à la physionomie ouverte, spirituelle et énergique.

Avant d’endosser l’uniforme, DeBeauregard avait porté la toge au barreau