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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/82

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VIE DE MÉLANIE

genre humain passé, présent et à venir était condamné à être privé éternellement de jouir de la gloire de Dieu, et encore devoir souffrir dans les enfers, et que notre bon Dieu qui jouit éternellement de sa propre gloire et qui n’a besoin de personne était venu prendre une âme et un corps humain pour souffrir, etc., j’étais continuellement plongée dans les pensées de ce mystère d’amour, je n’avais pas le loisir de penser à ce qui n’était pas nécessaire pour aimer notre bon Dieu. Mon Frère était bien bon, aimable, il m’aimait, c’était bien juste que je l’aimasse de toutes mes forces ; il connaissait le bon Dieu et il me le faisait connaître, il me parlait de la rectitude d’intention et comment nous pouvons mériter infiniment dans toutes nos œuvres en les offrant et en nous offrant empourprés du sang de Jésus-Christ et en son Nom trois fois saint, etc.

Enfin si mon Frère a été mon frère, il a été aussi mon instituteur, puisque c’est de Lui que j’ai tout appris ce que je sais, en dehors du péché qui est mon seul ouvrage.

Est-ce le lendemain ou plusieurs jours après ? je ne saurais le dire. Le soleil était sur son déclin, je m’enfonce dans la forêt, puis je m’assieds sur le tronc d’un arbre coupé. Les oiseaux ne chan-