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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/81

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VIE DE MÉLANIE

tout près des yeux, puis l’a bénie. Notre-Seigneur la pressa alors sur son cœur et lui dit : « En vertu de ma croix, croissez et faites des fruits de vertus. » Je repris mes sens, je me retrouvais au même endroit dans le bois, mais mon cher Frère n’y était plus.

Votre Révérence désire savoir si je savais que c’était le Divin Enfant Jésus qui venait auprès de moi. Je dois dire que mon bien-aimé Frère, pendant plus de vingt ans, m’a laissé ignorer qu’il était Jésus, et que moi j’avais tout bonnement et simplement cru qu’il était mon frère, comme lui-même me l’avait assuré. Donc je pris ses visites sans raisonner, contente d’avoir un si bon frère et à qui je pourrais parler de mon bon Dieu, et lui enseigner à le prier et à lui consacrer tout son cœur, toute son âme et à l’aimer de toutes ses forces… Maintenant je dois dire, pour ma confusion, que j’étais dans une grande joie d’avoir un frère à qui je pouvais parler de mon cher Jésus et que je voulais INSTRUIRE !!… Il me dit qu’il était mon frère et que j’étais sa sœur, je le crus sur sa parole. D’ailleurs je n’avais pas l’habitude de réfléchir, je n’en avais pas le temps, parce que depuis que j’avais connu qu’après le péché d’Adam, tout le

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