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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/63

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D…, le 30 novembre 1900[1].


Pour obéir à mon très Révérend Père et confesseur, M. X…, que la très Sainte Vierge m’a donné pour diriger ma pauvre âme et m’enseigner la voie qui mène au ciel des cieux, la mort à moi-même et à toutes les choses transitoires, j’écris ma misérable vie qui est vraiment un tissu de péchés et d’infidélités, comme on le verra ci-après.

Si jusqu’ici l’obéissance à mon confesseur m’a été douce et chère, aujourd’hui elle me paraît pesante et dure, ma superbe se voit humiliée, étant obligée de mettre par écrit mes grandes et innombrables infidélités et ingratitudes envers le Très-Haut mon Créateur, malgré les grâces

  1. Il est peut-être utile d’avertir que ce récit de la Bergère a été reproduit fidèlement avec toutes ses incorrections ou obscurités de langage.