Ouvrir le menu principal

Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/56

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
XLVIII
VIE DE MÉLANIE

Dieu qui veut que j’expie, par la faim et la soif, le luxe et l’amour des richesses d’un grand nombre de membres du clergé. »

Emitte Spiriliim tuum et creabuntur, et renovabis faciem terræ. Que pouvait-elle attendre ou demander sinon cela, le triomphe définitif de l’Esprit-Saint qui doit consommer la Rédemption en son Épouse Immaculée, la Très Sainte Vierge, Mère de Dieu ; la Création définitive et le renouvellement de toutes choses ?

Jusque-là, elle est en présence du néant, puisque tout ce qui est imparfait est absolument indigne de Dieu et que rien n’est fait tant qu’il reste quelque chose à obtenir. En ce sens, Mélanie est la messagère de l’impatience et de l’angoisse universelle.

Sans doute, la Souveraine lui a donné une Règle des Apôtres des Derniers Temps qui, d’ailleurs, ne fut jamais mise en pratique malgré l’ordre formel de Léon XIII qui ne put se faire obéir. Mais cette Règle, applicable seulement à un petit nombre, était certainement pour attendre, pour préparer la voie, pour faire que le monde prétendu chrétien ne fût pas tout à fait maudit