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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/53

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XLV
INTRODUCTION


VII


L’éblouissement est promis à ceux qui, connaissant déjà le Secret de Mélanie, voudront lire le récit des années de son enfance demeuré, jusqu’à ce jour, un autre secret plus profond encore.

Cependant une grande simplicité de cœur est nécessaire. Il n’y a jamais eu de créature plus simple que Mélanie. Ecce ancilla… Elle est simple comme Marie à Nazareth, si un tel rapprochement peut être permis. Elle respire Dieu et la Mère de Dieu avec l’ingénuité d’une de ces plantes infiniment pures et suaves du Paradis, dont elle paraît avoir été la jardinière. Elle est vraiment sur la terre comme n’y étant pas et sa clairvoyance, extraordinaire si souvent, des choses de ce monde est une suite de sa vision des choses éternelles. Douée, au plus haut point, du sens prophétique, il n’y a pas pour elle succession ou enchaînement de concepts. Les notions de temps et de lieu lui sont inutiles. Elle n’a pas besoin de comprendre. Elle sait d’une

3.